Ce qu'un atelier de philo avec des enfants peut apprendre aux comités de direction
Ils ne cherchent pas à avoir raison. Ils cherchent à comprendre.
Atelier philo Chez Yvonne
Le cercle se forme lentement. Une trentaine de cartes au sol, une question au milieu : est-ce qu'on peut être ami avec tout le monde ? Pendant une heure, personne ne va conclure. Et pourtant tout le monde va avancer.
Ce que je vois dans ces ateliers, je le cherche ensuite dans les organisations que j'accompagne. Trois choses s'y passent qui peuvent inspirer nos réunions d'adultes.
1. La question reste ouverte plus longtemps que d'habitude
Dans un comité de direction, une question survit rarement plus de quatre minutes avant d'être transformée en plan d'action. C'est rassurant. C'est aussi la meilleure façon de résoudre le mauvais problème avec beaucoup de sérieux.
Un collectif qui sait rester dans la question plus longtemps prend de meilleures décisions — et les tient.
2. Changer d'avis n'a aucun coût social
« Avant je pensais ça, maintenant je pense autrement. » Un enfant de dix ans dit cette phrase sans hésiter. Dans une équipe, la même phrase demande du courage, parfois de la protection. C'est un travail de cadre, pas de personnalité.
3. Le silence est autorisé
On attend. Quelqu'un finit par parler, et ce n'est presque jamais celui qui parle d'habitude.
Ces trois conditions ne coûtent rien. Elles demandent seulement que quelqu'un les autorise.
Fondatrice de Reasonances. Coaching d'équipe, leadership et innovation, pour transformer les organisations par le potentiel humain.
